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Stephane Guillon Site Officiel – Liberte (très) Surveillée – Nouveau Spectacle – du 1er au 6 mai à l'Olympia

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Chronique Libération // Dernier feu d’artifice

13.02.2012

Ce matin, je voudrais vous confesser un sentiment confus et invraisemblable, difficile à expliquer… Voilà, depuis quelques semaines, en tant qu’humoriste, je redoute la victoire de la gauche. Cinq ans que la droite nous offre un tel spectacle, mélange de gaffes, d’excès, de dérapages, d’affaires, nous avons bénéficié d’une telle matière pour rire et faire rire… Alors soudain, j’ai peur de me retrouver sans rien, désœuvré, démuni. A quarante jours d’une possible victoire de l’opposition… Je flippe ! C’est un des paradoxes de ce métier : on se moque des travers de nos politiques, on les dénonce, on en rigole… Et quand ils s’en vont, quand ils nous quittent, on se retrouve orphelin. Ils nous manquent presque : le syndrome de Stockholm.

Pour un humoriste, une année politique sans scandales… C’est comme un hiver sans neige pour un moniteur de ski… Sa saison est fichue. A Libération aussi, l’ambiance est bizarre. Le journal ne s’est jamais aussi bien vendu, on devrait se réjouir… Et pourtant, dans le regard de quelques journalistes politiques croisés, au petit matin, à la machine à café, je perçois une inquiétude.

Je nous fais penser à un groupe de scientifiques qui pendant des années se serait investi, passionné, à chercher un vaccin pour soigner une grave maladie et au moment de trouver le remède miracle… «Putain, qu’est-ce qu’on va devenir, maintenant ?» Fini les réunions enfiévrées le soir, les apéros jusqu’à pas d’heure avec Demorand couché sous la table chantant l’Internationale. «On a gagné… Merde !»

J’ai un ami, humoriste américain, qui me l’a avoué l’autre jour : depuis le départ de George W. Bush et l’arrivée de Barack Obama, c’est l’horreur, il s’ennuie à mourir, il broie du noir. On est passé d’un cow-boy bête à bouffer du foin, dilettante, fils à papa, capable de s’étouffer en mangeant un bretzel à un homme à la grâce absolue, un Sidney Poitier des temps modernes, brillant, charismatique, capable de chanter du blues à la Maison Blanche aux côtés de Jagger et de B.B King sans être ridicule. Mon copain américain était au plus mal : «Comment veux-tu qu’on travaille, comment veux-tu qu’on s’en sorte ?»

Là-dessus, j’ai imaginé François Hollande en chanteur de blues faisant pâmer ses dames et j’ai été rassuré. Nous avons encore de la marge sur les Américains.

Malgré tout, je demeure inquiet. J’ai conscience qu’en matière d’humour politique nous vivons les dernières semaines d’un âge d’or. Dans cinquante ans, nous nous repasserons les meetings du Président comme un bon vieux Louis de Funès.

«Regarde comme il bouge les épaules ! Et ces mots entiers qu’il avale.

- Dis-moi, c’est qui le gros monsieur au premier rang qui, entre deux relents de whisky, lui a apporté son soutien ?

- Gérard Depardieu…

- Non, pas le voyou sublime des Valseuses !

- Si, c’est lui !»

Je suis inquiet. Fini la rigolade. En plus, comme un fait exprès, la droite met les petits plats dans les grands, se surpasse, fait tout pour se faire regretter, bouquet d’un dernier feu d’artifice… Fillon, jusque-là réservé, s’attaque au halal. Dati chausse ses bottes de sept lieux pour entrer en campagne : des Louboutin rouges à 2 500 euros l’unité, histoire d’aider le Petit Poucet à faire peuple ! C’est connerie sur connerie, énormité sur énormité… Depuis dix jours, «la cellule riposte» a laissé la place à «la cellule Jean-Claude Van Damme».

Bien sûr, je me fais aider, depuis quelque temps, je vois quelqu’un, mon médecin de famille, le professeur Delange. «Lâchez-vous, m’a dit-il dit, jusqu’au 6 mai, faites-vous plaisir : Libé, Canal, l’Olympia… Allez-y à fond, ne vous privez de rien !»

«Le 7 au matin, vous passerez me voir au cabinet et on avisera. Venez à jeun : Mediapart, Marianne, Rue 89, le Nouvel Obs… Aucune lecture !

- Même pas une petite brève dans le Canard ?

- Rien, soyez-là à jeun et à l’heure ! J’ai Didier Porte après vous. Vous allez avoir des moments difficiles, Stéphane, je ne vous le cache pas… Déprime, manque d’appétit… Passages à vide, votre carrière peut légèrement décliner… (Mon médecin marquait un temps, je sentais qu’il hésitait à me dire la vérité.) Je vais être franc, il y a peut-être une chance pour que finissiez jury dans The Voice…

- Non pas The Voice, pas The Voice, je ne veux pas tomber aussi bas !

- Arrêter de pleurer, calmez-vous, je préfère envisager le pire, le pire n’est jamais sûr. Et puis, vous savez Stéphane, ce n’est pas le médecin qui vous parle, mais l’ami… Entre nous… Il se peut que vous retrouviez du travail très vite… Pour les conneries, les malversations, les socialistes savent aussi être très doués, de vrais cadors, ils l’ont prouvé à maintes reprises par le passé. Dès cet automne, peut-être même à la fin de l’été, vous pourriez être totalement débordés. Faites confiance à la gauche !»

« Je me suis bien amusé, merci »

Le nouveau livre de Stéphane Guillon « Je me suis bien amusé, merci », sort le 08.03.2012, aux éditions Seuil.

 

Chronique Libération // Lundi 6 mai 2052…

06.03.2012

Lundi 6 mai 2052, sept heures du matin, maison de retraite la Cerisaie à Neuilly-sur-Seine, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, 97 ans, se lève péniblement. Sa nuit a été courte, ses gestes sont lents, son corps fatigué. Seules ses épaules qui s’agitent en permanence ont l’air en vie. Aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire, il y a 40 ans exactement, le 6 mai 2012, c’était un dimanche… Nicolas perdait son travail, son job, le rêve de toute une vie contre un type… avec un nom de fromage, il cherche… sa mémoire lui joue des tours… 42 contre 58, ça il s’en souvient, il ne peut pas l’oublier, une sacrée raclée !

«C’était une crise sans précédent, sans précédent !», le président, qui n’a jamais réussi à digérer sa défaite, répète inlassablement cette phrase. Le médecin préconise de le laisser tranquille, les autres patients s’en amusent. A la cantine, c’est devenu son surnom : «Sans précédent».

Comme chaque matin, Sans précédent branche son iPad, un vieux machin auquel il tient beaucoup et qu’il refuse de changer malgré les sarcasmes de ses petits-enfants. Il écoute Didier Barbelivien, chanteur des années 1980, aujourd’hui oublié, mais que le président adore… «Il faut laisser du temps au temps et nos amours auraient 15 ans et nos pères seraient nos enfants…» Protestations des pensionnaires, coups de cannes contre les cloisons : «Mets du Orelsan, si t’aimes les vieux trucs, au moins c’est bien écrit !» Le président les ignore, il croque tristement dans une chouquette et feuillette l’Equipe : son club de prédilection, le Paris Qatari, le PQ, (qui a remplacé le vieux PSG) a encore gagné ! Un sourire se dessine sur ses lèvres, ce sera le seul de cette triste journée anniversaire.

Au-dessus de son bureau, quelques photos jaunies sont punaisées au mur. Une en particulier attirent son regard, celle de sa Carla partie avec sa valise au matin du 9 mai 2012 direction l’Italie. «Chouchou» l’appelait-elle, «nunuche» murmure-t-il. Le président est amer, deux femmes l’auront quitté : Cécilia, au soir de la victoire, et Carlita, au crépuscule de la défaite. Au-dessus de l’ex-première dame, une photo du «prince Jean», l’héritier, le fils aîné… promu un temps à la présidence de l’Epad et qui avait fini par renoncer à la politique après avoir redoublé pour la sixième fois sa première année de droit. A ses côtés, son frère, Pierre, alias DJ Mosey, d’une santé fragile, rapatrié à plusieurs reprises suite à des ennuis gastriques, alors qu’il mixait du rap au bout du monde. Aperçu une dernière fois en 2025, entre Ubud et Denpasar, dans une communauté végétarienne prônant la fin du monde.

Au milieu du tableau, enfin, Giulia, sa princesse, son rayon de soleil, chanteuse et perpétuellement amoureuse… Comme maman ! Giulia qui vient de quitter Justin Bieber qu’elle trouvait trop vieux pour Brooklyn Beckham, un dandy bling-bling qui la fait rire. Elle a aussi flirté avec les deux jumeaux de Céline Dion, Nelson et Eddy… qu’elle trouvait trop cons. Aujourd’hui, Giulia vient déjeuner avec son papa, elle sait que la journée va être difficile et souhaite être là. Dans l’après-midi, une interview est prévue, la première depuis des années, une chaîne d’info souhaite recueillir les impressions du vieux président. Quarante ans que la droite a perdu sans jamais parvenir à revenir au pouvoir, la date est historique. Triste bilan.

Sans précédent s’en veut, il s’assoit dans son fauteuil, entoure sa tête de ses mains et tente de rassembler ses souvenirs… Satanée mémoire… Il y avait Guéant… C’est ça Guéant, un vieux monsieur sinistre et aigri… La blonde hystérique, bête à bouffer du foin… Avec un nom italien… Et l’autre là, la gravure de mode… Venue en bottines rouges Louboutin, alors qu’il voulait parler au peuple… Comment avait-il pu s’entourer ainsi de tels bras cassés ? Et que dire du secrétaire général de son parti, l’arriviste aux dents longues qui s’était vanté des années après de l’avoir trahi, d’avoir voté Hollande… Hollande ! C’est ça le nom du fromage qu’il cherchait. La mémoire lui revient, capricieuse, par saccades… Reste un souvenir que le président occulte, quelque chose de très noir, enfoui dans les limbes de son cerveau… Pire que Guéant… Un visage le hante, rond, dégarni, orné de petites lunettes rondes… Buisson, Patrick Buisson, ancien journaliste d’extrême droite à Minute… Il ne veut plus jamais se souvenir… Guéant et Buisson… Ces types lui avaient conseillé de droitiser son discours : l’identité nationale, les civilisations qui ne se valent pas, les conseillers municipaux étrangers qui allaient forcer nos chères têtes blondes à manger de la viande halal à la cantine… Au fil de ces discours d’exclusion, le président n’avait cessé de dégringoler dans les sondages : – 2 %, – 3 %, – 4 %, jour après jour, semaine après semaine, les Français le rejetaient inexorablement. Il se souvient d’un café à Bayonne où il fut contraint de se réfugier comme un malpropre, lui, le chef de la cinquième puissance mondiale. Il entend encore les sifflets, stridents, insupportables.

Sans précédent se bouche les oreilles, vieillard recroquevillé dans son fauteuil. Et puis, il y eut cette dernière idée, cet ultime coup de poker… Buisson en rêvait depuis sa jeunesse, il avait insisté, l’avait supplié. Le président revoit encore la scène. C’était début avril, à l’Elysée les genêts étaient en fleurs, Buisson se trouvait dans son bureau, debout, sûr de lui : «Il faut réunir toutes les droites, avait-il dit, tu n’as plus le choix Nicolas, rencontre Marine Le Pen, discute avec elle !» Comment avait-il pu céder, accepter un tel deal, lui, le Français de sang-mêlé, fils de Hongrois, petit-fils d’un Grec né à Salonique…

6 mai 2052, maison de retraite la Cerisaie, le président pleure doucement, Barbelivien chante, Giulia ne va plus tarder.

Chronique Libération // Les nominés sont…

28.02.2012

Vendredi soir, en regardant la cérémonie des césars, je me suis dit que ça serait une bonne idée de récompenser nos hommes politiques. Une fois tous les cinq ans, juste avant la présidentielle, on pourrait ainsi honorer les plus méritants, une sorte de «césars de la politique» qui serait un mixte des Gérard de la télévision, des Y’a bon Awards et du prix de l’humour politique. Une distinction suprême qui rappellerait «les plus beaux faits d’armes» de nos dirigeants. A l’instar des césars, il y aurait différentes catégories : les espoirs, les seconds couteaux, les stars, le césar d’honneur… On démarrerait la soirée par les césars les moins prestigieux pour aller crescendo vers les plus convoités.

A titre d’exemple, gageons que «le césar du dérapage raciste le plus crade du quinquennat» serait l’un des plus disputés. Pour cette catégorie sont nominés : Brice Hortefeux pour sa phrase sur les Arabes : «Lorsqu’il y en a un ça va, c’est lorsqu’il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.» Chantal Brunel pour sa proposition de remettre les immigrés à la mer et Claude Guéant pour avoir déclaré : «Toutes les civilisations ne se valent pas.» Le gagnant est… (Suspens, ouverture de l’enveloppe) un quinquennat extrêmement serré, beaucoup de propos nauséeux… le césar est attribué à Claude Guéant ! (Musique.) Claude se lève, voix off du commentateur : «Claude Guéant, ancien préfet, aujourd’hui ministre de l’Intérieur, un césar qui vient couronner un parcours sans fautes : « Les Comoriens sont violents », »Les Roms sont des délinquants » et enfin sa petite phrase sur les civilisations qui a certainement fait la différence auprès du jury… Un prix amplement mérité !» Là-dessus, Guéant en larmes remercie l’assistance, tous ceux sans qui il n’aurait jamais réussi : ses proches, ses amis et bien sûr son mentor, le président de la République : «Merci à toi Nicolas, c’est toi qui as guidé mes pas sur les terres du FN, ce prix, je te le dédie !» Avouez que ça aurait de la gueule cette cérémonie, à deux mois du scrutin, et aussi le mérite de rafraîchir quelques mémoires !

Parmi les césars les plus convoités, celui de «la plus grosse crapulerie». Les nominés mis en examen sont : Eric Woerth pour «trafic d’influence passif, recel et financement illicites de parti», Nicolas Bazire pour «complicité de biens sociaux», Thierry Gaubert pour «subornation de témoin» et le juge Courroye pour «collecte illicite de données et violation du secret des correspondances». Le gagnant est… le juge Courroye ! (Musique et voix du commentateur) «C’est plus que mérité. Un prix qui a valeur de symbole, qui vient récompenser cinq ans de magouilles au plus haut niveau de l’Etat : affaires judiciaires étouffées, juges dessaisis, journalistes mis sur écoute… et c’est Rachida Dati, sanglée dans un magnifique fourreau Dior qui remet son prix au procureur… Rachida, très sollicitée ce soir, puisqu’elle a également remis le césar du meilleur acteur de complément à François Fillon… Un Fillon toujours un peu boudé par la profession.»

Dans ce dispositif il faudrait bien sûr instituer le prix du meilleur scénario, catégorie reine en politique. Et même, pourquoi pas, plusieurs sous-catégories, afin qu’on puisse avoir plusieurs vainqueurs…

César du scénario qui prend le spectateur pour un con : Eric Besson pour sa phrase «Fukushima n’est pas une catastrophe nucléaire» ; césar du scénario à dormir debout : Frédéric Mitterrand pour avoir raconté à Laurence Ferrari que les hommes avec lesquels il couchait en Thaïlande avaient tous plus de 40 ans ; césar du scénario le plus cher : Christine Lagarde pour avoir filé 400 millions d’euros à l’acteur Bernard Tapie… Une première : jamais dans l’histoire du Septième Art, un comédien aussi mauvais n’avait été payé aussi cher. César du scénario le plus cruel, du «happy end» le plus pathétique : Nicolas Sarkozy pour avoir promis aux ouvriers de Gandrange de «revenir lui-même annoncer la solution qu’il aurait trouvée».

On en arrive tout naturellement au césar d’honneur. Un césar exceptionnel destiné à récompenser l’ensemble d’une œuvre. A de rares exceptions, un césar d’honneur n’est jamais bon signe. Le «gagnant» est généralement proche de la sortie, de la retraite, voire… du Père-Lachaise. Et le gagnant est… Nicolas Sarkozy ! Oui, la profession dans sa majorité souhaitait qu’il arrête de tourner : «Assez de cinéma !» Le public, las de sa démagogie trop voyante, de ses multiples mensonges, pitreries, revirements en tout genre, réclame un acteur plus droit, plus juste, plus posé… Le Président ira donc chercher son césar accompagné d’une Carlita plus énamourée que jamais. «Chouchou est formidaaable, sans lui, ici, ce serait la Grèce, la Syrie, Homs… !» En revanche, à l’issue de la cérémonie, il ne sera pas question d’aller dîner au Fouquet’s. L’autre jour, le Président l’a dit en bégayant à Pujadas : «Ça lui a coûté assez cher !» Nicolas et son épouse se rendront au Flunch d’Aubervilliers, le restaurant préféré de Carlita, elle l’a avoué au magazine Télé 7 jours :«Après un épisode de Plus Belle la vie, je prends la formule « Saveur de montagne » avec sa tartiflette à la tomme de Savoie à 5 euros, plus peuple c’est impossible !» Il se murmure d’ailleurs que l’Académie pourrait remettre au Président un césar des césars, distinction très rarement accordée pour un rôle de composition exceptionnellement interprété : «Faire peuple coûte que coûte».

Chronique libération // Il faut sauver Muriel !

Depuis la déclaration d’investiture de Nicolas Sarkozy chez Laurence Ferrari, je ne suis pas bien, profondément miné, totalement anéanti. Après cinq années passées sur scène à le critiquer, à moquer ses excès, ses travers, je réalise soudain à quel point je me suis trompé sur son compte.

Je dénonçais un être bling- bling, un président des élites, copains comme cochon avec ses potes du CAC 40 et c’est tout le contraire… aujourd’hui, j’en suis sûr, Nicolas Sarkozy est un être sincère, profondément humain, en osmose totale avec les problèmes et les souffrances de son peuple. Et maintenant, c’est tout une partie de moi-même, de mon métier, que je dois remettre en cause.

Bien entendu, je me suis tout de suite tourné vers Muriel, ma femme, ma muse. Depuis toujours, nous ressentons les mêmes choses, partageons les mêmes indignations, alors fatalement, Muriel, elle aussi, devrait être subjuguée par la métamorphose du Président. Peut-être n’osions-nous pas nous l’avouer et c’était à moi de faire le premier pas, de briser la glace.

«Dis donc chérie, tu ne trouves pas que l’entrée en campagne de Sarkozy a été très réussie. Cette simplicité, ce contact, cette façon d’aller vers les gens à pied, sans escorte, d’entrer chez un commerçant, de s’attarder à discuter avec une fromagère, un fabricant de pantoufles… C’est incroyable cette sincérité, cette volonté de vouloir aller vers nous, de redonner la parole au peuple…

- Ecoute, je pense qu’en introduction de ton spectacle, ça peut être une très bonne idée. Tu arrives et tu prends le public à contre-pied, tu es totalement subjugué, conquis par le nouveau Sarkozy, c’est très drôle…

- Il ne s’agit pas d’un sketch mon amour, je suis sérieux, j’ai trouvé le Président incroyable de vérité et d’authenticité.»

Muriel a mis plusieurs heures pour comprendre que je ne plaisantais pas. Elle ne croit pas du tout à la métamorphose du Président. Elle campe sur ses positions, cet antisarkozysme primaire insupportable. Evidemment, je me sens responsable, si je n’avais pas été aussi virulent durant toutes ces années, elle n’en serait pas là. Je devais l’aider, lui ouvrir les yeux…

«Ecoute, reconnaît au moins un changement, dès le départ, ça crevait l’écran. Quand il est arrivé main dans la main avec Carla à TF1… y avait quelque chose de simple, de beau, ce Président qui vient remettre en jeu son mandat…

- C’est du marketing, de la com, c’est comme Jean Sarkozy qui arborait une Swatch à son poignet, le soir où il a annoncé qu’il renonçait à la présidence de l’Epad, c’est pipeau et compagnie…

- Tu es injuste ! Admet que son idée de sacrifice est belle, le fait qu’il n’a peut-être plus envie d’être président, mais qu’il le fait pour nous, pour ne pas nous laisser seul dans la tempête. C’est un vrai capitaine, un meneur d’hommes…

- Tu es complètement dingue, je ne te reconnais pas !

- Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Un président qui déclare « vouloir être le candidat du peuple contre les élites », je trouve cela formidable !

- Candidat du peuple ! Depuis cinq ans, plusieurs fois par mois, monsieur fait bloquer une partie du VIIIe arrondissement pour aller déguster un tartare de saumon à l’hôtel Bristol à 200 mètres de l’Elysée… c’est peuple ça ? Et son avion, Air Sarko One, à 180 millions d’euros avec un lit king size, un salon privé, une salle de bains… alors que Mme Merkel, elle, voyage en avion de ligne traditionnel… c’est peuple ? Et son fils, qu’il a fait rapatrier à nos frais d’Ukraine, il y a trois semaines, suite à des problèmes gastriques… coût pour le contribuable : 40 000 euros… c’est peuple… et sa suite au Majestic, au G20 de Cannes, en pleine crise grecque, la plus chère de la délégation : 37 000 euros la nuitée, c’est PEUPLE !

- Ça fait partie du standing d’un président, ils ont tous fait ça. Tu t’imagines quoi ? Que François Mitterrand logeait au Campanile?

- Faire semblant de se soucier du peuple à deux mois d’une élection, alors que depuis cinq ans, on n’a eu de cesse de pistonner ses amis patrons à des postes importants, ça porte un nom simple : la démagogie. Aujourd’hui encore, pour remercier Borloo d’avoir renoncé à la présidentielle, Sarkozy veut le parachuter à la tête de Veolia.

- Tu voulais qu’il le nomme où, à la direction de Pernod Ricard ?

- Au moins, il aurait testé les produits !

- En tout cas, le fait qu’il souhaite rendre la parole au peuple, nous consulter à l’aide de référendums, c’est une très belle idée. Ça prouve qu’il est capable de s’oublier, qu’il n’a pas d’ego, qu’il fait tout ça pour nous !

- Bien sûr, on pourrait imaginer chaque week-end une sorte de Star Ac gouvernementale. Sur le mode d’un « stop ou encore », le Président poserait aux Français des questions simples : « Etes-vous pour ou contre, le permis à point, la prière de rue, la peine de mort. » Ou pourrait aussi imaginer une sorte de loterie, un système de Loto, avec Carlita habillée en hôtesse qui ferait tourner les boules… les boules, ça la connaît, elle sait les manier !

- Tu es abjecte, tu ne respectes rien ! « Tu mens du matin au soir, tu n’aimes pas la France ! »»

Vous l’avez compris, à partir d’aujourd’hui, je ne peux plus travailler avec Muriel, elle est perdue. Elle ne veut pas ouvrir les yeux, reconnaître, qu’à mon instar, elle s’est trompée sur la personne du Président.

Je veux sauver Muriel, s’il y a une chance d’empêcher que Muriel s’abîme, une chance de la sauver, je ne me résoudrai jamais à ne pas la tenter. Aidez-moi à sauver Muriel. Vous êtes le peuple de France. Vive la République ! Vive la France !

Globes de Cristal !

Stéphane Guillon a été récompensé par le trophée du meilleur « one man show » >>   Lire l’article ici

Chronique Libération // La «cellule Riposte !»

Petite forme en ce moment, la droite, ils ne sont pas bien. A moins de cent jours de la présidentielle, on a l’impression qu’ils n’y croient plus, ou pire qu’ils font semblant d’y croire… Mercredi, le Canard Enchaîné révélait que certains ministres avaient déjà commencé à rencontrer des chasseurs de tête.

C’est vrai que tout le monde a l’air de s’en foutre, de vaquer à ses petites occupations… Besson tweete du matin au soir. L’autre jour, en plein après-midi, l’homme responsable de nos industries et de nos parcs nucléaires, dissertait sur Gameiro, attaquant du PSG. Bachelot maigrit. La ministre de la Cohésion sociale semble accaparée par son nouveau look, son retour à la vie civile (peut-être un poste honorifique dans l’industrie pharmaceutique pour la remercier des millions qu’elle leur a fait gagner avec son vaccin contre la grippe A), Rama Yade cherche un logement à Colombes et menace de voter Bayrou. Vouloir à la fois habiter Colombes et voter Bayrou, si ce n’est pas le signe d’une forte déprime, qu’est-ce que c’est ? Même Dati, la combattante, l’une des artisanes de la victoire de 2007, paraît ailleurs, sur un nuage. La maire du VIIe pilonne le Premier ministre, tout en filant le parfait amour avec un acteur à la mode, un parachutage inespéré dans le monde du 7e art. Un garçon charmant, excellent comédien, mais qui remue parfois un peu trop la tête : «Ne bouge pas autant, lui susurre- t-elle amoureuse, tu me rappelles le Président !» Et que dire de Nadine Morano, qui prend des sens interdits avec son escorte, envoie des mômes dans le coma et s’en soucie juste quand l’affaire transpire dans la presse. Si ce n’est pas de la panique, qu’est-ce que c’est ? Nadine, qui, jour après jour, prépare sa reconversion au théâtre des Deux Anes. On imagine l’affiche : «Morano, dans Retenez-moi, ou je fais un malheur !»

Non seulement la droite paraît résignée, ailleurs, démotivée, mais plus rien ne fonctionne. Chaque idée nouvelle, chaque initiative, au mieux s’avère ridicule, au pire tourne au fiasco. Jean-François Copé et sa «cellule Riposte» ressemble à un gag. Cellule Riposte ! Celui qui a trouvé ce titre de série B devrait se dénoncer. «On appelle notre groupe cellule Riposte, on va faire un carton ! Il faut répéter partout que François Hollande est mou, inconsistant et sans idées ! (Quinze jours plus tard, les gars reviennent dépités, la queue entre les jambes.)

- Ça ne marche pas chef ! Non seulement, il n’est pas mou, mais il a un programme, des supporters, une dynamique !

- Dites qu’il est arrogant !

- Mais il est sympathique !

- Raison de plus, dites qu’il est arrogant ! Et pour ça, envoyez Juppé.

- Juppé ! L’homme qui jure être droit dans ses bottes, celui qui est parti bouder au Canada après sa condamnation à quatorze mois de prison avec sursis, vous voulez que ce soit lui qui donne des leçons de simplicité à Hollande, vous êtes sûr, chef ?

- Faites-moi confiance, il va faire un malheur ! (Et celui qui a murmuré à l’oreille du Président d’avoir l’air déprimé, fragilisé… Celui qui lui a prodigué une idée aussi conne, aussi suicidaire… Il appartient aussi à la cellule Riposte ?)

- Envisagez votre défaite monsieur le Président, dites que si vous perdez, vous disparaîtrez. Ils vont se sentir orphelins, abandonnés et vous supplier de rester. Les Français adorent Poulidor ! (Pas de bol, les Français ont accueilli la nouvelle avec soulagement.)

- T’as entendu ce qu’il a dit Sarko ? « si je suis battu, vous n’entendrez plus parler de moi », ça fait deux bonnes nouvelles dans la même phrase !

(A nouveau, il a fallu mobiliser la cellule Riposte, faire machine arrière, pagayer à contre-courant.) - Organisons une intervention présidentielle de la dernière chance. Il faut que les Français découvrent un nouveau Sarko, combatif, déterminé, revigoré comme jamais ! Le choix des interviewers est essentiel, il lui faut des battants, de véritables sparings partners, des gens capables de le pousser dans ses retranchements. (Deux heures plus tard, la cellule Riposte s’est mise d’accord. Adieu les béni-oui-oui, style Edwy Plenel ou Joseph Macé-Scaron, on a choisi du lourd : du Chazal (qualifiée de rebelle la semaine dernière dans Paris Match) et un autre type qui, malgré un look longueur et pointes à la Jean-Louis David, se révèle un interviewer extrêmement pugnace. Peine perdue. Une fois de plus, la redoutable cellule Riposte, animée par le terrible Copé a fait chou blanc. Le Président eut beau s’agiter dans tous les sens, multiplier les effets d’annonce, promettre à ses ouailles tout et n’importe quoi, même des réformes qui n’entreraient en vigueur qu’après la présidentielle de mai… Encore une idée de la cellule Riposte !)

- Proposez des réformes pour septembre !

- Mais je ne serai peut-être plus président, c’est très arrogant comme démarche !

- Faites-nous confiance, Président, notre nom de code est Riposte… James Riposte !»

Non, la magie n’opère plus. Que se passe-t-il ? Depuis cinq ans, le grand barnum «Sarkozy and Co» faisait salle comble… le show était parfois décrié, souvent sifflé… mais on jouait à guichet fermé. Pourquoi cette soudaine désaffection ? Il semblerait qu’une autre vedette attire les foules, les médias la courtisent, veulent connaître son programme. «Arrogance !» hurle la cellule Riposte qui ne supporte pas l’Alternance… Arrogance, «c’est un peu court jeune homme», aurait dit Rostand. Il faudrait trouver une autre parade, le temps presse… Encore quelques perles de la cellule Riposte et de son sémillant capitaine Copé et le grand barnum Sarkozy cessera sa musique. A l’image du Costa Concordia, le yacht de Bolloré menace de s’échouer… Le Canard est formel, certaines chaloupes descendent déjà vers la mer.

MAI 2012

Voici l’affiche du spectacle à l’Olympia !
En Mai 2012 Stéphane Guillon s’en va aussi…
Du 1er au 6 mai >> // Réservez vos places ici !

Chronique Libération // Fascisme light

«Cette fois-ci, c’est décidé, je vote Marine !» m’a dit Madame Dupuis, un grand sourire aux lèvres, les yeux pétillants de bonheur, un peu comme si elle m’annonçait qu’elle partait faire le tour du monde. Mme Dupuis, c’est mon ancienne gardienne, quinze ans que je ne l’avais pas vue et, l’autre jour, sur les grands boulevards, je tombe sur elle. Après avoir échangé quelques banalités – le temps qui passe et les enfants qui grandissent trop vite (la petite dernière, qu’elle a connue dans sa poussette envoie aujourd’hui des BBM à ses copines) -, la conversation a dérivé sur moi, la politique et… Marine, «Marine sur qui, j’vous le dis parce que je vous adore, vous tapez trop fort !»«Vous comprenez, a ajouté Mme Dupuis, comme si elle avait perçu mon malaise, René est au chômage, un plan de restructuration chez Peugeot Citroën et à deux, avec 800 euros par mois, on ne s’en sort pas ! Alors, c’est décidé, en mai, on vote Marine !»

J’étais pétrifié… Mme Dupuis qui a gardé mes enfants, mes beaux-enfants (des petits Zeitoun !) et qui m’annonce qu’elle va voter Le Pen ! Pour achever de m’achever, elle me tend, très fière, sa nouvelle carte d’adhérente, sous l’oriflamme bleu-blanc-rouge du FN. Mme Dupuis sourit à sa nouvelle vie, une vie pleine d’espoir, où René, son mari, retrouvera bientôt sa place chez Peugeot. «Vous savez, ajoute-elle, extatique, Marine n’a rien à voir avec son père, c’est une personne toute simple, comme vous et moi.» «Marine !», cette façon de l’appeler par son prénom m’horripile. Elle ne s’appelle pas Marine, Mme Dupuis, elle s’appelle Marion Anne Perrine Le Pen… C’est déjà beaucoup moins joli comme couleur.

Mme Dupuis semble terriblement déçue, un peu comme si, fan de Sheila depuis toujours, je venais de lui apprendre que le vrai nom de la chanteuse est Annie Chancel. Son petit front rétrécit encore, je la sens malheureuse, je vais devoir y aller avec des pincettes, ne surtout pas la brusquer :

«- Marine ne peut pas être quelqu’un « comme vous et moi » Mme Dupuis, c’est impossible. Dès sa naissance, elle a été bercée, conditionnée par les idées de son papa, les chiens ne font pas des chats !

- Vous vous trompez, j’ai vu un reportage sur son enfance à Montretout, c’était une vraie famille unie, heureuse et très pratiquante.

- Mais Mme Dupuis, vous imaginez grandir chez les Le Pen ? L’ambiance autour de la table, les dérapages racistes et antisémites, les mauvais jeux de mots, les « Durafour Crématoire », les propos homophobes, l’immigration comparée au sida. Bruno Mégret faisant sauter la petite sur ses genoux en chantant « Ah, dada sur mon bidet, quand il trotte il fait des pets ! », les traumatismes que ça représente !

- Oh, les enfants font très bien la part des choses !

- Mais Mme Dupuis, rien que le jour de sa naissance… Jean-Marie débarquant à la clinique avec son bandeau sur l’œil et ses gardes du corps. Une bise à Pierrette, un coup d’œil méprisant à l’infirmière noire qui débarrasse le plateau : « C’est Bamako ici !, dit-il en soulevant l’enfant. Heureusement, toi, tu es blonde ma Marion, blonde comme les blés de nos terres de France !» Arrête, supplie Pierrette, tu la fais pleurer avec ta grosse voix. Je vais lui mettre un disque répond Le Pen, ça va la calmer : IIIe Reich, voix et chants de la rénovation allemande. A ce moment-là, Jean-Marie appelle Mégret, son fidèle lieutenant de garde qui attend derrière la porte. « Heil Leitfigur ! », répond ce dernier en claquant des talons. «Allez me chercher le mange-disque dans la voiture, Bruno, et faites attention que les dobermans ne sortent pas ! »»

Mme Dupuis est furieuse, mon histoire ne lui plaît pas du tout :

«- Vous exagérez Monsieur Guillon, vous n’êtes pas à la télé…

- Je n’exagère rien, Le Pen a édité de la musique nazie et il est très probable que la petite ait été bercée avec… C’était son Henri Dès à elle. Imaginez les séquelles !

- Bon, elle a peut-être eu des parents un peu limite, mais elle est allée à l’école, elle a appris la même histoire de France que vos enfants.

- Ah oui ? Vous l’imaginez jeune écolière devant faire signer à Le Pen un exposé sur la Shoah ? Terrorisée par l’antre du chef ? Un bureau dans lequel sont amassés tous ses souvenirs de la guerre d’Algérie : un chalumeau, une gégène, des électrodes. Et son père lui hurlant dessus : « Me faire signer un exposé sur la Shoah, un détail de la Seconde Guerre mondiale, dis à ta maîtresse, cette conne, que je veux la voir, schnell ! »

- Vous êtes vraiment un bobo, Monsieur Guillon c’est facile pour vous… Vous êtes de mauvaise foi, tout le monde sait que Marine a pris ses distances avec son père, elle l’a dit à la télé !

- En 2006, Mme Dupuis, Marine Le Pen a posé, entourée de deux jeunes néonazis lyonnais, crâne rasé, look de skinead, l’un deux portait une croix gammée masquée par une tête de mort, il s’agit d’un Totenkopf, symbole des gardiens SS. En 2006, Marine avait 40 ans, ce n’était plus une enfant.

- Elle est peut-être légèrement fasciste, Monsieur Guillon, mais c’est un fascisme light, moi ce que je veux c’est que mon René retrouve un travail !»

Mme Dupuis s’éloigne, je la sens moins déterminée, hésitante. Fascisme light… A une époque où l’on découvre que les produits light sont encore plus nocifs que les autres… Je suis inquiet.

Chronique Libération // Marche funèbre pour le triple A

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonjour ! Bienvenue sur France Télévisions pour un événement chargé en émotions : l’enterrement du triple A en direct de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Un décès survenu après une longue période d’agonie.

Oui, Robert…, le triple «A» était en état de mort clinique depuis des mois, maintenu en vie artificielle par le gouvernement Fillon à l’aide de mesurettes aussi ridicules qu’inefficaces et puis vendredi 13 janvier, Standard and Poor’s a choisi d’abréger cette mascarade et de débrancher cette lettre qui faisait la fierté de notre pays.

C’est un peu – Jean-Pierre, pardonnez-moi cette comparaison – comme si l’on avait émasculé, notre coq national. Un coq sans couilles qui désormais réveillera notre pays groggy avec un chant de castrat ! Très belle image, Robert… Comme celle de cette cathédrale pratiquement pleine. Une cérémonie retransmise dans les 27 pays de l’Union européenne et qui devrait démarrer d’une minute à l’autre. Alors que François Fillon pénètre à l’instant sous la nef de Notre-Dame de Paris… Entouré d’une partie de son gouvernement… Roselyne Bachelot, très amaigrie, visiblement marquée par cette fin de quinquennat, Xavier Bertrand en larmes, inconsolable depuis vendredi, Nadine Morano tout de noir vêtue, le visage recouvert d’un voile, mais qui continue à envoyer des tweets (un huissier lui demande d’arrêter), David Douillet souriant, faisant des signes de la main à tout le monde comme s’il était au Parc des Princes, on essaye de lui faire comprendre qu’il est dans une église… alors qu’Eric Besson – image incroyable ! -, Eric Besson demande à s’asseoir au milieu du groupe socialiste. Besson qui vient de comprendre que la partie est fichue et qui demande à revenir parmi ses anciens camarades… «Dégage !», lui dit Manuel Valls, premier instant très fort de cette cérémonie. Précisons, Jean-Pierre, que l’heure est aussi à la colère. Jean-Marc Sylvestre me confiait que jamais de toute sa carrière, il n’aurait imaginé que la France vivrait une telle humiliation, un tel désaveu… Un Jean-Marc Sylvestre désormais agenouillé et qui prie aux côtés de Jean-Pierre Gaillard… Il n’y a peut-être plus que ça à faire : PRIER !

Encore une belle image… Que d’émotions ce matin à Notre-Dame… Alors qu’à l’instant la dépouille du triple A pénètre dans la cathédrale, accompagnée de la Marche funèbre de Frédéric Chopin… Un A recouvert de roses blanches et porté par tous les ministres des Finances de ces dix dernières années : de Francis Mer à Christine Lagarde, sans oublier François Baroin, anéanti…

Oui, Robert, un symbole très fort, voulu par le président de la République en personne : «Les ministres des Finances responsables de ce désastre porteront le triple A jusqu’à sa dernière demeure !» Le Président qui fut, lui aussi, ministre du Budget en 2004, ne l’oublions pas, et qui s’apprête à parler…

Absolument, Jean-Pierre, le Président qui, dans un premier temps, a tenté de minimiser la perte du triple «A» et qui aujourd’hui a décidé d’assumer ses erreurs, nous l’écoutons : «Mes chers compatriotes, je ne trouve pas d’autres guides à l’action dans ces temps troublés que ces deux mots : vérité et courage… La vérité, je vais vous la dire : dépenser 176 millions d’euros dans Air Sarko One, pour mon bon plaisir, mon petit confort personnel, dans une période de crise aussi dure, c’était inconscient, égoïste et imbécile de ma part… Dépenser 1 072 437 euros dans un dîner de 200 personnes pour le sommet de la Méditerranée, soit 5 367 euros par couvert, c’était aussi scandaleux… Une gabegie inutile qui envoie des signes négatifs aux agences de notation. Comment voulez-vous que Standard and Poor’s éprouve de la compassion pour un Président qui a autant le souci de lui-même et aussi peu l’intérêt des autres ? Je voudrais maintenant que Christian Blanc, qui s’est fait payer 12 000 euros de cigares par l’Etat, et qu’Alain Joyandet, qui a loué un jet 116 500 euros pour se rendre à Haïti, s’agenouillent comme moi pour demander pardon au triple A.» Magnifique moment de politique, Thierry, un président qui assume ses erreurs, fait son mea culpa, du jamais-vu dans l’histoire de la Ve République… Alors qu’Eric Woerth fait la quête dans l’assistance à l’aide d’une corbeille pour tâcher de renflouer nos caisses, un geste qu’il connaît bien, maintes fois répété en Suisse et chez Madame Bettencourt… Que d’émotions ce matin !

Pardon de vous interrompre, mais on me signale la présence du député socialiste de l’Aisne, René Dosière… Dosière, le Monsieur Propre de la politique, l’homme qui se promène toujours avec sa calculette en poche afin de vérifier centime par centime le bon usage de nos dépenses publiques. Dosière, qui en 2009 avait dénoncé la hausse des dépenses de nos ministères (+ 13 % des salaires, + 20 % des primes), et qui avait écrit : «Ces augmentations démesurées sont incompréhensibles dans la période de crise qui frappe si durement les Français !»

Pardon pour ce très mauvais jeu de mot, Jean-Pierre, mais si, à l’époque, nous avions écouté le député de l’Aisne, nous ne l’aurions pas, aujourd’hui, dans le cul ! Ici Notre-Dame, à vous les studios…

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DVD - ÉDITION STANDARD

2h20 de spectacle à travers 11 sketchs sur des thèmes variés (La prison, La crise, Sarko 2040, 45 ans …).

On y retrouve également un bonus «Stéphane, Violette, Smaïl et les autres» pour découvrir Stéphane Guillon en toute intimité dans les coulisses de son spectacle.

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DVD - ÉDITION LIMITÉE 2 DVD

Des bonus exclusifs !

Identique à l’édition standard avec en plus : - « Stéphane, Violette, Smaïl et les autres » bonus dans les coulisses du spectacle - Un sketch de 1996 joué lors d’un festival au Canada - Un sketch exclusif uniquement joué au Théâtre Dejazet intitulé « Catherine » sur le thème des relations de couple - Un reportage intitulé « Sur la route » sur le quotidien de Stéphane Guillon lors de sa tournée

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Profitez du spectacle en haute définition !

Le spectacle «Liberté très surveillée et ses bonus : - « Stéphane, Violette, Smaïl et les autres »
bonus dans les coulisses du spectacle
- Un sketch de 1996 joué lors d’un festival au Canada
- Un sketch exclusif uniquement joué au Théâtre Dejazet intitulé
« Catherine » sur le thème des relations de couple
- Un reportage intitulé « Sur la route » sur le quotidien de Stéphane Guillon lors de sa tournée

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Bonjour. J'ai vu votre spectacle à Carpentras. Merci pour ce moment de bonheur....

Bobby il y a on January 25, 2012

CHER STEPHANE J ATTENDS AVEC IMPATIENCE VOTRE VENUE A SAUSHEIM. J ADORE VOTRE HUMOUR NOIR ET VOUS TAPEZ SUR TOUT LE MONDE SANS PITIE. PLUS QUE 6 SEMAINES

BAB il y a on January 22, 2012

Bonjour M.Guillon Tout d'abord mille fois merci pour ce que vous faites, vous êtes une véritable épine dans les pieds de certains. Je vous contacte pour vous parler d'un projet que j'ai lancé. Ma demande va peut être vous paraitre farfelue mais je me lance. Je me suis lancé 100 défis (jusque là rien d'original) que je dois réaliser avec moins d'un euro et en aidant quelqu'un en retour. Je compte en fait créer un mouvement de solidarité autour de cette démarche qui est autant philosophique, politique qu'humoristique. Pour en arriver au principal je me suis fixé comme défi n°90 de vous rencontrer et j'aimerai pouvoir le faire le 10 février à la cité des congrès de Nantes (j'ai déjà ma place). J'espère donc réaliser un jour ce défi Merci d'avance Ludovic M Pour plus d'infos je vous donne l'adresse de mon blog: http://lexp3rience.wordpress.com/

Ludovic M il y a on January 21, 2012

Ah et je voulais juste rajoutez ; Conflans st Honorine en force ! lol XD ! ;))

mambo98 il y a on January 13, 2012

Bonjour, je m'appelle Marianne, j'ai 13 ans et je suis en 4ème (mais sa on s'en fout !) : Spectacle super drôle, je l'ai vu en vrai et en dvd et je suis pliée à chaque fois ! Continuez ce que vous faites, je vous trouve très drôle et vous ne dépassez jamais les limites et d'ailleurs, je vous follow sur twitter et surtout, continuez de clasher Nadine Morano et le autres de la droite que je peux pas voir ! Je vous admire, continuez de nous faire rire c'est tout ce que je vous demande, Allez à tantôt tout le monde !

mambo98 il y a on January 13, 2012

Bonjour et bonne année ! ! Je souhaite et j'espère que l'on entendra haut et fort votre voix pour les 100 jours, plus ou moins, à venir ! J'ai appris récemment, j'viens de sortir de ma grotte, que 85.000 personnes avaient signé une pétition en votre faveur lors de votre "éviction" de france inter ... ouahhhh ! ! Moi, quand j'ai démissionné pour harcèlement de mon usine ... ils ont tous tourné la tête ! M'enfin, c sur, j'suis loin d'avoir votre pénétrant humour ! ! Au plaisir de votre entendre ! Cordialement Une provinciale enragée

bouledogue il y a on January 9, 2012

Salut Stephane ! Ô quelle déception de constater que vous ne vous produirez pas du coté de Toulon, mon cœur s’en resserre </3….Mais j’ai trouvé une petite parade pour remédier à ce problème, pour Noël j’ai offert à mes parents (et donc à moi-même indirectement) le DVD du spectacle, et je dois avouer que je ne regrette en rien mon investissement ! Mes parents et moi avons « kiffé grave » le spectacle (sauf le chat qui fuyait à chaque haussement de votre voix..). C’est frais, c’est mordant, c’est bien ficelé, sans bavures, 2h20 de bonnes satires !! Tellement vrai…. .J’ai par la suite acheté vos livres, et je dois dire que comme le spectacle je ne suis pas déçu de l’investissement, et je suis quelque peu « dégoutée » de n’avoir jamais pu suivre vos chroniques sur France Inter, étant en études sup, les horaires ne correspondaient pas au miens, heureusement que vous êtes sur canal le samedi dans Salut les Terriens… En tout cas je conseil vivement vos œuvres ! Je vous remercie donc pour m’avoir faite rire et souhaite que vous puissiez continuer à enmerder le monde ! A samedi 20H ;) !

Emeline il y a on January 8, 2012

Déception ! Ma nièce m'offre à Noël le DVD Liberté (très) surveillée, ce soir je l'ouvre avec en perspective la promesse d'une belle soirée et... il n'y a qu'un dvd le DVD Bonus... Frustration maximum Que faire ????

Bails il y a on January 7, 2012

Fanou, vous êtes l'apogée de la politesse insolente. Ou quand l'ironie n'a de limite que celui qui la manipule. Vous êtes le meilleur. Une phrase de Mr Guillon dans une journée, donne autant de bonheur qu'une vieille chiante poussé du 4eme =)

Thibault il y a on December 28, 2011

Bonjour Stéphane, j'adore ce que vous faites, j'aime les gens qui n'ont pas peur de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Tous ceux qui ont voulu vous faire taire n'ont réussi qu'à vous donner encore plus de succès et c'est tant mieux. Mon père et moi regardons toutes vos apparitions télé. Il a vu votre dernier spectacle, j'en ferai de même très prochainement. Soyez toujours plus corrosif, j'adore !!! Longue carrière à vous ! Et joyeuses fêtes !

Kenzoki il y a on December 26, 2011

Bonjour Stéphane, votre spectacle est complet à Oyonnax le 29/01/2012 depuis septembre 2010 ( déjà l'année dernière je m'étais fais avoir). C'est Oyonnax que voulez vous! Mais il me faut impérativement 3 places ( 2 pour offrir et bien sur une pour moi), je ne vais pas faire de la lèche ( c pas mon genre) Mais svp vendez moi 3 billets please, c'est pour offrir!!!!!! Ne me répondez pas en m'indiquant d'acheter le DVD. Allez je me lance, Votre spectacle est merveilleux, éblouissant , étonnant, marrant, cynique , moqueur ….tous se que j'aime. VENDEZ MOI CES BILLET!!!!! Merci et Passez de bonnes fêtes Hanane

Hanane il y a on December 21, 2011

Moi aussi je veux un Stéphane Guillon à la maison. Le seul humoriste qui me fasse rire!

aurelie il y a on December 20, 2011

Bonjour Stéphane, j'ai trouvé votre imitation de Arnaud Montebourg très réussie, mais j'ai trouvé le procédé dégueulasse... Vous êtes assez fin, du moins le supposé je, pour ne pas vous laisser aller à des attaques personnelles quand une question vous ennuie. Respectueusement Jo

Jo il y a on December 19, 2011

Ave au Beatles des handicapés !! Enfin, grâce à votre spectacle sur les handicapés, nous ne nous sentons un peu moins exclus. On existe !! Vous pouvez y aller, plus ça choque, plus ça dérange, mieux c'est !! Je ne suis pas en fauteuil roulant mais on me prend souvent pour une pocharde ou une droguée quand on me voit déambuler dans cette si joyeuse capitale, alors vous avez encore matière à faire !! Bonnes continuations et foncez bien dans le tas surtout. C'est bien ce que vous faites, merci !! Bonnes fêtes de fin d'année en espérant que vous ne rembousserez personne le 6 mai prochain.. Frédégonde

Frédégonde il y a on December 18, 2011

T'as bien géré ton passage chez Ruquier, à l'ancienne t'étais des fois un peu fragile dans ce genre de situation mais cette fois ci t'as réussi à garder le dessus avec humour et sans te refermer. Audrey et Natacha doivent avoir les boules! J'irai acheter ton dvd (ou le pirater comme tu l'a suggéré lol). Certains penseront que t'as la grosse tête mais c'était juste drôle et intelligent de ta part.

Respect il y a on December 18, 2011

Bonjour, Je viens de vous entendre dire sur France 2 qu'il était désormais admis de dire "des (z)haricots"; ceci est une rumeur qui a la vie dure .Le haricot ou l'haricot Le h de haricot est « aspiré », c’est-à-dire qu’il interdit la liaison, impose que ce mot soit prononcé disjoint de celui qui le précède, au singulier comme au pluriel. On écrit et dit : le haricot, non l’haricot ; un beau haricot, non un bel haricot. Tous les dictionnaires indiquent par un signe conventionnel quels h (généralement d’origine germanique) sont aspirés et quels h (généralement d’origine gréco-latine) ne le sont pas. Pour certains mots, l’usage est indécis. Ce n’est pas le cas de haricot : la liaison est incontestablement une faute. Pour vous qui maniez si bien la langue française, je me devais de vous rapporter ce rectificatif. Cela dit, bravo pour ce que vous faites, c'est toujours un plaisir de vous lire et de vous entendre. Vous me faites penser aux chansonniers de ma jeunesse, qui, eux aussi, ne pratiquaient pas la langue de bois. Cordialement.

Moune il y a on December 17, 2011

Très beau passage au petit journal ce Mercredi....J'adore ce que vous faites. J'espère venir vous revoir à l'Olympia à Paris en Mai 2012. Bonjour de Kabylie :)

TFK il y a on December 14, 2011

bonjour Stéphane, j'ai tellement adoré votre DVD que j'ai décidé de l'offrir à tous mes amis et à tous les membres de ma famille pour Noël!!!

Anna Franzonni il y a on December 13, 2011

Bonjour Stephane. Que du bonheur. La critique et l'humour ont d'autant plus d'intérêt lorsqu'ils sont aiguisés. Pour ma part, bien que j'apprécie vos textes j'appréhende le jour où vous mettrez le nez dans mon livre. Une appréhension toute fois clairsemée d'impatience... :-) Longue continuation à vous, pour que le libre jugement reste une réalité dans notre pays. cordialement Henri Rouant-Pleuret Auteur du livre "Abruti de Fonctionnaire" aux éditions du Panthéon.

Henri il y a on December 6, 2011

La rediffusion de votre carte Blanche à Montreux 2010 se termine sur France 4, et ceci me donne un prétexte pour me lancer : je NOUS souhaite un bon anniversaire. Je suis également né le 6 décembre 1963 ; ce n'est pas si courant. Sans doute pas de la même mère, il semble que nous ayons bénéficié de l'acidité de cette belle année. Vous à la scène - au moins... -, mois à la ville, je suis un râleur impénitent. Le goût extrême (et pénible pour mon entourage !) de l'humour vache au 3ième degré, m'enporte parfois comme la soupe au lait; Bon j'arrete. Encore bravo, en attendant nos 50 en 2013 ! Bien amicalement.

Jumeau !? il y a on December 6, 2011

Bonjour Stéphane, je suis allé vous voir hier à la Bourse du travail à Lyon, après m'être beaucoup amusé entre vos DVD précédents (Portraits Canal) et vos chroniques passées (France Inter). Je dois vous avouer que j'ai été un peu déçu de votre spectacle et souhaitais vous dire en quelques mots pourquoi (si ça vous intéresse bien sûr !) : jusque là, j'avais le sentiment d'un humoriste qui tapait en gros sur tout ce qui bouge (droite, gauche + extrêmes) souvent de façon juste et toujours caustique. Hier, je vous ai retrouvé le talent que je vous connaissais en termes de postures, de mimiques, de visage capable d'exprimer toute une palette d'émotions en quelques secondes, en clair un artiste. Mais j'ai également croisé quelqu'un dont les critiques sur notre Président actuel semblaient (largement) dépasser le stade de l'humour d'un observateur amusé. Plus de 50% du spectacle était ainsi consacré à détruire l'image de Nicolas Sarkozy et à nous faire partager le message "ne votez pas pour lui en 2012, attention, cet homme est dangereux". J'ai eu le sentiment d'assister plus à un meeting et même franchement à un spectacle de haine qu'à un spectacle d'humour : je n'ignore pas que vous avez toutes les bonnes raisons de haïr notre président (Val vous a certainement dégagé sur ordre de sa majesté) mais en exprimant un peu fort votre ressentiment, ça n'est au final plus vraiment de l'humour... Je tiens simplement à souligner pour finir que mes opinions politiques sont proches de celles de "grandes oreilles" (!) et non du "nabot" (ni de babar d'ailleurs...). Mon message n'a donc rien de militant, et ne m'empêchera pas de continuer à vous suivre dans vos futures réjouissances. A bientôt donc, et excellente route ! Renaud

Renaud il y a on December 3, 2011

Salut Stéphane, je suis fan de spectacle engagé, je n'ai pas encore vu ton petit dernier, mais je suis sùr à 100% qu'il doit être bien caustique . Les autres humoristes devraient tous prendre le même chemin, le même combat pour cette foutue et intouchable liberté d'expression. Les français te soutienne. Brule bien les planches !!! Cordialement Damien. un fan absolu.

Lord Satanas il y a on November 30, 2011

Merci pour votre chronique dans Libé du mardi 29 novembre. Rêvons que vous serez lu et entendu par des dizaines de millions d'électeurs !!!

Danielle Amaraggi il y a on November 29, 2011

Vous ayant vu l'an passé à la salle Poirel de Nancy et en ayant gardé de bons souvenirs, j'ai acheté le DVD du dernier spectacle. Après l'avoir vu, je tiens à vous remercier, pour tant d'humour si bien placé sur l'actualité : vous êtes l'une des rares personnes à nous faire rire sur le monde d'aujourd'hui, et vous savez si bien le faire .. Merci pour cette bulle d'air, et j'espère voir revoir sur scène le plus longtemps possible.

Anaïs S. il y a on November 26, 2011

Bonsoir Stéphane. Chouettes photos style beau ténébreux ! Une bise virtuelle à l'artiste qui nous fait du bien! Si tu te promène sur le net, mon site est http://lesnouveauxpauvres.jimdo.com Tchao tchao !

Les Nouveaux Pauvres il y a on November 25, 2011

re bonsoir stéphane.je voualis vous dire qu il es normale que j ai trouver votre skectch " la crise" tres courte puisque c été un extrait du dvd mis en ligne sur internet.MDR Voila j attend que vener un jour a Dunkerque pour voir votre nouveau spectacle.Sinon je me contenterai du nouveau dvd .Comme sa j pourrai voir " la crise " en version integrale. Voila j me sent ..comment vous dire....tres con.ha ha! Je crois que ce soir vous etes au palais des congres j espere que le public a ete chaleureux. Bisous a vous.

Doris Hell il y a on November 24, 2011

J aime bien votre nouveau spectacle..y a juste un petit truc c est que le sketch sur "la crise" ma parut trop court ! Qu il es plaisant , moi etant au rsa, d entendre un milliardaire se plaindre.qu il a perdu des millions..meme si n est pas mechant mais sa fait du bien de pouvoir rire sur cela. Et d autre sketch aussi mon beaucoup fait rire.Mais celui la reste quand meme un de mes fetiche.. J ai aussi une phrase fetiche " Nicolat et ..son deodorant USHAIA!! j suis ecrouler de rire..c est la rt et la maniere de le dire et vous le faite tres bien.Je vous souhaite Stéphane guillon une longue carriere..j en suis sur vous me faite un peu rappeler coluche qui denonce un peu c que les gens pense tout bas..et j aime beaucoup votre maniere d ecrire et vos interpretations.Merci Moi RMIste pauvre MDR et mais c est la faute a sarko!! MDR il a supprimer l ANPE pour creer "le pole emploi".. c est pire! Les gens qui y travaille sont surcharger..du coup bah ..il nous trouve pas de travaille.. Bon j en met une petite couche quand meme j aime l autoderision aussi.Enfin j aime beaucoup ce que vous faite.Et merci car malgres les coup dur de la vie et bien je rie avec vous et sa fait du bien!Voila Gros bisoux a vous Stéphane;)

Doris Hell il y a on November 24, 2011

je plante le décor : hier, Toulouse, impossible de me libérer du taf avant 20h, sinusite aiguë depuis 5 jours avec accoutumance aux médocs, j'arrive au théâtre sur le fil, proche de la résignation qui me fait me demander ce qui m'a attiré là..... Rideau, je repars, je dors et je me réveille 6h plus tard, avec une pêche d'enfer ! La morale : si ça coince, ne forcez surtout pas, allez voir Guillon !!!! il a un pouvoir décongestionnant.

Hari il y a on November 24, 2011

J'ai été vous voir il y a quelques temps à Bordeaux, très beau spectacle ! J'ai vraiment ri du début à la fin, merci beaucoup !

Maxime il y a on November 24, 2011

Bonjour Stephane, tout d'abord j'aime beaucoup ce que vous faites (cela parait logique puisque je vous écris) donc je ne m'éternise pas sur les bla bla .. je suis étudiante en master 2 à l'iufm de Metz et nous organisons dans le cadre d'une spécialité prise en charge des publics à besoins éducatifs particuliers une biennale du handicap le 8 février 2012. nous sommes chargé d'organiser une table ronde l'après midi de ce jour autour de l'inclusion scolaire et SOCIALE. lors d'une discussion hier j'ai parlé de vous, de votre façon de parler des personnes en fauteuil venant à votre spectacle et je trouvais que l'humour, et l'humour trash, étaient de bonnes façons d'inclure les personnes en situation de handicap. ne sachant pas comment vous contacter je me permets de laisser mon message sur votre livre d'or. nous souhaiterions vous accueillir à notre table ronde en tant qu'intervenant. êtes-vous libre le 8 février l'après midi ? qu'en pensez vous ?? si vous avez une adresse mail où je peux correspondre avec vous, je suis preneuse. dans l'attente de vos nouvelles :) Pauline Glémin

poulinette il y a on November 24, 2011

Monsieur Guillon, Cher Monsieur, Sur recommandation de....personne (bah oui avec une mère docteur et un père prof de musique...) je ne peux vous écrire que sur recommandation du système «j'ose car je n'ai rien à perdre»! Ou comme disait Goethe: «l'homme qui n'a rien à perdre est redoutable» Originaire de Lausanne, je suis une jeune comédienne et auteur pour le théâtre et le cinéma vivant actuellement à Paris. Après une formation de comédienne j’ai écrit ma première pièce de théâtre «Chicago31», qui a été joué de 2008 à 2010 à Paris, en région parisienne et dans le sud de la France. Suite à cette première expérience, j'ai écrit deux scénarios de court-métrages «Mythic children» tourné en 2009 et «Les Piles» tourné en 2010. Au milieu de tout cela se sont succédées diverses expériences au théâtre et au cinéma en tant que comédienne ou chorégraphe. Je vous ai écouté le matin durant des mois, j'ai lu l'un de vos livres, j'ai vu votre spectacle ce printemps, j'ai ri, j'ai eu froid dans le dos et même les larmes aux yeux. Je me souviens d'un moment, vous dans un fauteuil en cuir, concluant par : «c'est drôle d'être pauvre mais pas trop longtemps...pas trop longtemps» (si mes souvenirs son bons, vous m'excuserez si le texte n'est pas exactement celui-à). Mais laissez moi revenir au pourquoi de mon message. Comme dit plus haut, j'ai écrit en 2008 une pièce «Chicago31», histoire noire, cruelle et tragi-comique dans le Chicago des années 30, pièce hommage à «On achève bien les chevaux» ou encore «Cabaret». Voici en quelques mots: Chicago 1931, la grande dépression, la prohibition, un dancing, des candidats ouvriers-danseurs venant des abattoirs, un petit reporter, un maître de cérémonie et 1000 dollars. Tous réunis durant douze heures. Douze heures de marathon dansant où les règles sont simples: ne jamais s’arrêter de danser, ne pas parler, sourire, obéir, survivre. Spectacle en deux actes, pour 8 ouvriers-danseurs, une bande son, un présentateur, un reporter, 1000 $...et une crise économique. C'est la crise alors on danse et on n'oublie pas de sourire! Et pour être tout à fait honnête, dans ma tête et depuis que je vous ai vu au théâtre, le rôle du présentateur est pour vous. Si, en tant qu'auteur, je pouvais choisir exactement la personne que je voulais, cela serait vous! Si vous ne trouvez pas ma démarche et demande trop incongrue, cela serait une grande chance de pouvoir vous faire parvenir le texte de «Chicago31», son dossier de presse, quelques photos/video afin que vous puissiez vous faire une idée. Enfin que vous puissiez lire et découvrir cette pièce. Vous disiez dans votre dictionnaire des noms propres de 2030 «Stéphane Guillon césar du meilleur acteur en 2008, 2009 et 2010...» et pourquoi pas le Molière du meilleur acteur en 2013, 2014... avec «Chicago31» ! je vous remercie dans tous les cas de l'attention que vous porterez à ma demande et j'espère à bientôt. Elise Hofner

Elise Hofner il y a on November 24, 2011

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